Vous êtes ici

Bilan 2016
1/ Krano - "Requiescat in Plavem" (Maple Death Records)
L’album qui vous pause dans un saloon italien.
Parce que le gugusse, un vagabond bien barbu qui barbote souvent avec sa guitare au bord des rivières de la Vénétie, écrit des canzone d'amore (entre autres) dans un dialecte local qui filent envie de prendre sa retraite, de poser son cul sur les rives du Piave, de passer son temps à siffler des verres de Valdobbiadene et de picorer des tranchounettes de pancetta tout en regardant grandir sa progéniture (mais silencieuse la progéniture, sinon, ça ne fonctionne pas).
Bandcamp

2/ Kera & The Lesbians - "Kera & The Lesbians" (autoprod)
L’album qui donne envie de faire son coming out
A la fois triste et festif, grave et insouciant, mélancolique et jovial, à la fois jazz et bluesy, rock et soul, la folk bipolaire de Kera Armendariz vous emmène sur les voix de Rosemary Standley (Moriarty), Sally Ford, Brittany Howard (Alabama Shakes) et Cat Power. C’est beau à pleurer, c’est fragile et puissant, c’est cuivré et racé.
Bandcamp

3/ The Mystery Lights - The Mystery Lights (Daptone Records)
L’album qui joue avec le tensiomètre
Animal, rageur, jouissif, électrique, vénère, tordu, aride, fiévreux, bouillonnant, excitant, instinctif, rampant, pressant, piquant, addictif, tripant : entre cris de coyote et riffs qui roulent, voici le meilleur album de garage psyché de l’année.
Bandcamp

4/ Os Noctàmbulos  - Stranger (Stolen body records)
L’album qui fait revivre ce que vous n’avez jamais vécu
Os Noctàmbulos agit comme une bonne vieille madeleine de Proust : instantanément. Quelques notes suffisent pour exhaler immédiatement le parfum des sixties saupoudré d’un peu de folie à la Kim Fowley et de sauvagerie à la Sky Saxon. La musique du diable, comme on l’aime.
Bancamp

5/  Kevin Morby - "Singing Saw" (Dead Oceans)
L’album du Routard
Rien à reprocher à Kevin hormis d’avoir le même prénom que mon banquier. Musique déambulatoire à souhait, le son Morby permet de voyager sans bouger d’un iota le cul de son canapé. C’est roots, solaire, solitaire, vagabond, c’est parfait. Et puis bonus : ça plait autant aux gens heureux qu’aux dépressifs.
Bancamp