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TWENTY TWO (Autoprod) // Par Lucas Léonard
Une découverte fortuite, comme on les aime, de celles qui égayeront ta journée et les suivantes.
Un artiste Lyonnais, auto-producteur et autodidacte qui nage dans les eaux eurythmiques d’une pop anglaise 60’s bien léchée et dont les sonorités empruntées à la pop baroque brossent un paysage presque cinématographique. Les harmonies y sont célestes et s’apprécient différemment à chaque écoute.
On a d’abord un nom de scène : « Initials M.B » qui évoque sans détour le titre de Gainsbourg. « Je suis un monomaniaque de Gainsbourg » me dit Max, sans blague ?!  Ça y est, vous avez trouvé le « M », le « B » correspond  indubitablement au nom de famille du garçon mais vous n’en saurez pas plus.


Rencontre avec ce dandy de la ville de David Charvet :

Qui est « Initials MB ? :
Je suis de Lyon, mon nom de scène reprend mes initiales et c'est évidemment un clin d'oeil à Gainsbourg. Je suis un grand fan. Ce qui me plaît le plus c'est la musique, les grooves et le son de Melody Nelson. Ce mélange de pop et d'instruments classiques. Il gardera une grosse empreinte sur ma musique bien que je m'en détache depuis quelques années et puis j'y reviens...

Les Débuts ? :
J'ai commencé par faire pas mal de scène avec mon groupe de rock du Lycée qui a duré quelques années, avec lequel j'ai tâté le terrain et pris pas mal d'expérience que ce soit pour la scène, le jeu en groupe, la compo.
Après j'ai eu envie de changer et je suis passé à Mr Flopper avec deux albums solo chanté/parlé en Français totalement influencés par Gainsbourg. Finalement je me suis rendu compte que le Français ne me correspondait pas vraiment, ça n'est pas ma culture du tout... J'ai finalement lancé ma nouvelle facette solo sous le nom Initials MB. En  faisant de la pop anglaise comme j'adore et comme j'ai toujours écouté. Le Rock me botte toujours mais à un moment, je me suis lassé des morceaux qui tournent sur 3 accords et qui restent assez pauvres en harmonisation. Et puis c'est la musique de film de Morricone, de Roubaix et tous les compositeurs Italiens comme Torossi, Umiliani, Cipriani... avec cette pop orchestrale, qui m'ont ouvert une porte.

Pourquoi les 60’s ? :
C'est ce qui me parle le plus, ce qui me fait vibrer. De 67' à 74' tout est là : l'envie, la légèreté, le son incroyable. La musique est vivante et sincère.
A propos de « Twenty Two », ce premier LP :
Mon disque est sorti le 30 novembre. J'ai choisi de produire car c'est vraiment un job qui me plaît, je voulais garder tout le contrôle sur la direction artistique, sur le choix des instruments et des musiciens.
 
Pourquoi ce titre ? :
"Twenty-two" parce que pendant tout le processus créatif de cet album j'ai été poursuivi par le nombre 22. Sur l'heure, le compteur de voiture, des affiches... Du coup je me suis renseigné car je ne suis pas très ésotérique de nature et il semblerait que les êtres humains vibrent tous avec un nombre/numéro. En fonction du nombre, cela pourrait signifier quelque chose et avoir un impact sur toi. 22 serait le nombre "du créateur", c'est amusant car j'ai rencontré ce nombre pendant le processus créatif mais pas pendant le mix, les répètes... Bref ça m'a amusé et ça s’est imposé comme une évidence au moment de trouver un nom pour cet album.

Un premier LP que tu aurais mis deux ans à confectionner ? :
En fait, j'ai mis plus longtemps que ça. On peut dire que c'est assez laborieux mais pour bien faire il faut y passer beaucoup de temps. J’estime qu’en 20% de temps on peut arriver à environ 80% du résultat mais les 20% qui restent demandes 80% du temps. Et ce fut d'autant plus long que je n'avais pas de groupe à cette époque et que tout a été enregistré plus ou moins séparément.

Les thèmes abordés dans cet album ? :
Il y a des histoires, des bribes de vie et d'expériences qui s'enchainent. Ce n'est pas un "album concept". Je voulais faire un album car c'est pour moi le symbole de l'aboutissement du compositeur, interprète. Je trouve que les EP ne sont pas de vrais produits commerciaux et puis quand un artiste est bon, j'ai envie d'écouter plus de 4 ou 5 morceaux... Donc il s’agissait d’un petit défi personnel, un petit trip égocentrique du genre "regardes ce que je sais faire". Enfin je trouve que l'album à quelque chose de plus intemporel.

Quand est-il de la distribution ? L’autoprod n’étant pas toujours chose facile :
Pour l'instant il n'y a pas de physique car je cherche un label pour le sortir en CD/vinyle. Donc l'album est dispo en dématérialisé sur Deezer, Itunes, Spotify... Je m'occupe de la promo mais c'est un peu laborieux parce que je n'ai pas le temps, ni les compétences pour faire ça bien. A côté je suis graphiste freelance donc pas mal dans la création toute la journée.

Des projets futurs ? :
Pour le futur j'ai pleins de projets en têtes, des tonnes de musiques à terminer. Il y a des choses en cours et à venir mais je ne préfère pas en parler pour le moment. En tout cas sur le long terme je me destine à de la production et de la composition pour la musique à l'image.

Des envies de « Live » ? :
Les concerts je les envisagerais s’il y a un label/tourneur qui s'occupe de trouver des dates. J'ai beaucoup tourné avec mon groupe de rock et pas toujours dans de bonnes conditions. Si je monte ce projet en live, je veux faire bosser des professionnels, monter un vrai "show" avec de la déco vintage... Donc ça ne se fera que s’il y a une structure sérieuse pour s'occuper du truc, sinon je ne me vois pas monter un set live pour jouer dans les bars du coin et ne pas pouvoir payer les musiciens... Je l'ai trop fait et j'en suis lassé.
De toute manière il y aura d'autres albums sous ce projet, donc si je ne tourne pas avec celui-là ce sera avec le prochain !