ECOUTE EXCLUSIVE OS NOCTAMBULOS

Soumis par Laetitia le lun, 07/11/2016 - 10:09
Stranger (Stolen Body Records 2016) // Chronique de Super Poncho


Quel plaisir ! Quel honneur! Peu ou pas assez de mots pour décrire le sentiment ressenti par l'équipe de Rock à la Casbah de présenter en exclusivité le nouvel album d'Os Noctàmbulos !

Le retour d'Os Noctàmbulos ? Un rêve prémonitoire qui se réalise. Tout le monde a un groupe qu'il aime tout particulièrement. Vous savez, ce groupe dont la musique résonne tout au fond de son cœur. Moi, c'est eux. Avec "Corsica Garden", premier album d'Os Noctàmbulos, on tenait la bande-son d'un film sur l'épopée d'un groupe des années 60. Vous savez, le genre de groupe qu'on écoute en boucle pendant les douces soirées d'été. Véritable ode aux sixties, la musique composée par Nick et ses compères nous ramènent 50 ans en arrière, époque où tous les espoirs étaient possibles.

Avec "Stranger", deuxième opus sorti chez Stolen Body Records, le groupe franco-anglais est de retour avec un bijou poli à la perfection. Dans ce disque, on retrouve ce qui fait le sel du groupe : cette incroyable voix qui convertirait au bouddhisme le plus méchant des héros Disney, cette section rythmique qui semble prendre la forme d'un berceau entraîné par les riffs ciselés des guitares. J'ose le dire, la musique d'Os Noctàmbulos a un petit quelque chose qui touche à la perfection. Des titres comme Song for Olivier, Bad Man ou Devil Don't Hide ont bercé nombre de mes journées ces dernières années, c'était donc avec une excitation toute particulière que j'attendais ce nouvel album.

Un coucher de soleil, une douce brise d'été, être allongé dans l'herbe et des rêves plein la tête. Voilà ma tenue de combat au moment où je commence l'écoute de l'album et celle qui siéra le plus à la vôtre. Trente minutes plus tard, vous ouvrirez les yeux pour sortir d'un état devenu méditatif. Entre ces deux moments presque mystiques, vous aurez eu la chance d'entendre neuf morceaux, des rythmiques comme on en fait plus et des paroles sensées ; chose assez rare de nos jours !

Avec Changes, on commence avec un morceau hypnotique au possible. Garage ? Psyché ? Drone ? Spacerock ? Peu importe dans la mesure où on est immédiatement conquis. Notons une évolution dans la structure du morceau par rapport au premier album. Le groupe prend son temps comme pour dire : « les cocos, installez-vous, on entre dans une nouvelle phase, on s'occupe de tout ». Avec Not Everyone, on retrouve la recette magique du groupe énoncée plus haute. Le tube de l'album. Pis cette voix... Incroyable ! Et que dire de ce solo de fin !

On enchaîne avec Jordi Taught Me, titre que n'aurait pas renié les Seeds ! Je ne sais pas qui est ce Jordie mais élevons-lui une statue pour tout ce qu'il a appris au groupe !  Dans l'enchaînement avec Medication, j'y vois presque un diptyque, tant les riffs de fin/début des deux titres se complètent parfaitement. Et ces changements de rythme au cœur du morceau, tout est parfait, tout. « I don't need your medication » ne cesse de répéter Nick tel un hymne à l'indépendance, non pas anglaise mais l'indépendance d'esprit ! Suit The Circle Ain't broken, rappelant l'amour du compositeur anglais pour la country. Toujours avec classe et sans jamais tomber dans le cliché, bien entendu.

Les deux morceaux qui suivent sont pour moi les meilleurs de l'album. Sur Wandering Light, un long instrumental nous attrape et nous porte loin, très loin dans nos futures rêveries estivales. Et Handcuffs, quel titre. Un riff exceptionnel, potentiellement le meilleur jamais composé par le groupe. Deux minutes à l'efficacité diabolique. Le titre garage de l'été. Sur Control, c'est encore cet héritage 60's qui ressort. Ce groupe doit avoir été envoyé par les grands anciens pour apporter la bonne parole. En conclusion de cet album, on retrouve No More Tears, une balade où toute la classe mélodique du groupe se révèle.

C'est à ce moment-là que je me réveille, encore tout chamboulé par cette mystique sieste. Etait-ce un rêve ? En appuyant sur le bouton repeat, je compris que non.

Pre-order : https://stolenbodyrecords.co.uk/product/os-noctambulos-stranger/

--------- Translation by Ugo Cesar Martinez ----------------------

What an absolute joy ! What an honor ! So few or not enough words to describe the feeling going on within the Rock à la Casbah team to present in total exclusivity the new Os Noctambulos album !

The come back of Os Noctambulos ? A dream come true. Everyboody has a favorite band that they cherish. You know, that band that rings something deep inside of ya. To me, it's them. With « Corsica Garden », first Os Noctambulos album, you were holding the soundtrack of a movie about a 60's band. You know, the kinda band you listen on repeat during those warm summer nights. A true ode to the 60's, the music compose by Nick and his band brings us back 50 years ago, a time where hopes were still alive.

With « Stranger », second album out on Stolen Body Records, the french/british band is back with a perfectly polished jewel. In this album, you can find the pinch of salt that made this band so peculiar : that incredible voice that would convert to buddhism even the worst character from a Disney movie, that rythm section with guitars that cuts through so briliantly. I dare to say, the music from Os Noctambulos has a little something that is close to perfection. Songs like Song for Olivier, Bad Man, Devil Don't Hide have been played quiet some times on my stereo those past few years, it was as you can imagine with great excitement that i was waiting on this new album.

A sunset , a summer breeze , lying in the grass and head full of dreams . That is my battle dress when I started listening to the album. Thirty minutes later, you open your eyes to come out of a meditative state. Between these almost mystical moments you've had a chance to hear nine songs , rhythmics that you cannot find anymore and sensible words; which is quiet something nowadays!

With Changes, it begins with a song as mesmerizing as it can be. Garage? Psych? Drone? Spacerock? It don't matter because you get caught right away. Note, big step up within the structures of songs compare to the first album. The band now takes it's time like if they wanted to say “Mates, take a seat, make yourselves comfortable, we're entering a new phase and we're in charge don't you worry”. With Not Everyone, you find the same ingredients that worked just fine as I explained earlier. It is the HIT of this album. What a voice... Unbelivable! And what about this guitar solo!

Next one's Jordi Taught Me, a song The Seeds wouldn't have denied! I have no idea who's Jordi but let's build a monument for everything he's told the band! Following Medication, I can feel here the songs were written almost together, as the chords from the ending to the beginning of the other one are in perfect harmony. And those rhythm changes within the song, everything is perfect, absolutely everything. “I don't need your medication” is what Nick keeps on singing just like an anthem to independence, not a british one but the independence of the mind! Next The Circle ain't broken, reminding the love of country music from the english songwriter. Always with class and without clichés, of course.

The next two songs are to me the best of the album. On Wandering Light, a long instrumental in which you get caught and takes you away, so far into your future  summer dreams. And Handcuffs, what a tune. Exceptional guitar riff, potentially the best song from this band. Two minutes of develish efficacity. The garage tune of the summer. On Control it is again the Garage heritage that come out. The band must have been sent by the biggest names from the old times in order to spread the good word. On the end of this album, you'll find No more tears, a ballad where you'll ear all the melodic class from the band.

It is at this point that I awake, still moved from this mystic nap. Was it a dream? Pushing the repeat button, I understood it wasn't.

Pre-order : https://stolenbodyrecords.co.uk/product/os-noctambulos-stranger/
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